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Événement parallèle à l’OSCE | Lutter contre les discours de haine : autonomiser les jeunes, protéger les minorités et combattre les abus en ligne

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Le 9 octobre 2024, Solidarity with OTHERS a organisé une table ronde à fort impact intitulée « Lutter contre les discours de haine : autonomiser les jeunes, protéger les minorités et contrer les abus en ligne » dans le cadre de la Conférence de l’OSCE sur la dimension humaine.

Cet événement, animé par l’avocate spécialisée dans les droits de l’homme Coskun Yorulmaz, a réuni des experts et des militants afin d’explorer les dimensions systémiques et numériques des discours de haine et le rôle essentiel des jeunes et du plaidoyer pour les combattre.

Intervenants et sujets abordés :

  • 🎙 Aneta Szarfenberg, chercheuse à l’Université Maria Grzegorzewska : « Du discours de haine au discours d’acceptation ». Szarfenberg a mis en lumière le caractère inconscient des stéréotypes et leur rôle fondamental dans les préjugés. Elle a souligné que « le contact, direct ou indirect, avec des personnes d’autres groupes favorise l’empathie, réduit les préjugés et encourage un soutien actif aux minorités, contribuant ainsi au changement social ».

  • 🎙 Eleni Kardamitsi: « L’implication des jeunes dans la lutte contre les discours de haine ». Kardamitsi a mis l’accent sur l’autonomisation des jeunes en tant qu’agents du changement, soulignant la nécessité de doter les jeunes des outils et des plateformes nécessaires pour lutter contre la discrimination et promouvoir des récits inclusifs dans les espaces physiques et numériques.

  • 🎙 Dr. Anna Tatar, Association Never Again : « Discours de haine sur les réseaux sociaux : documentation et plaidoyer » La Dre Tatar a présenté des conclusions alarmantes sur l’inefficacité des principales plateformes de réseaux sociaux à supprimer les contenus haineux. Elle a indiqué que « Facebook ne supprime que 15 % des discours de haine signalés, et Twitter seulement 8 %. Même les signalements plus poussés restent lettre morte : Facebook n’intervient que dans 70 % des cas et Twitter dans seulement 11 %.» Elle a exhorté les plateformes à « passer des paroles aux actes et à appliquer leurs propres règles. »

Dans ses remarques finales, Coskun Yorulmaz a partagé son analyse du discours de haine orchestré par l’État, notamment en Turquie : « Le gouvernement turc a utilisé le discours de haine pour justifier une persécution de masse, assimilant le mouvement Gülen au terrorisme aux yeux du public, ce qui a conduit à près d’un million de poursuites et à d’innombrables arrestations. »

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